
Sébastien Lecornu
@SebLecornu · Europe
Sébastien Lecornu est suivi par Storyz World pour sa couverture de gouvernement et service public liée à France, dans le chapitre consacré à l’Europe.
À Oslo aujourd’hui, pour rendre hommage au roi Harald V et représenter la France lors de ses funérailles. La Norvège perd un souverain qui l’a servie pendant plus de trente ans avec fidélité, dignité et un profond sens du devoir. La France perd aussi un ami, qui aura beaucoup fait pour rapprocher nos deux pays. Au roi Haakon VIII, à la famille royale et au peuple norvégien, les condoléances de la France.
Dans ma lettre aux entrepreneurs de France, j’annonce la création du pacte Papin pour faciliter la reprise et la transmission de nos entreprises. ➡️ Suramortissement des investissements productifs lors d’une reprise, renforcé pour les TPE. ➡️ Et lorsqu’une entreprise est reprise par ses salariés : droits d’enregistrement abaissés, abattement du cédant doublé de 500 000 € à 1 M€, paiement de l’impôt étalé en cas de crédit-vendeur. Le pacte Dutreil facilite la transmission familiale. Il est préservé. Le pacte Papin doit permettre de transmettre l’entreprise à celles et ceux qui la font vivre chaque jour, mais aussi à tous les repreneurs d’investir dès la reprise. Une idée simple : mieux associer le capital et le travail, et éviter qu’une entreprise viable disparaisse faute de repreneur. @SergePapin_rf
Soyons clairs : il n’a jamais été question de toucher à l’épargne salariale. Nous souhaitons même faire l’inverse : permettre aux salariés de disposer plus librement de l’argent qu’ils ont eux-mêmes épargné. Le Gouvernement soutient la proposition de loi du sénateur Olivier Rietmann permettant de débloquer exceptionnellement jusqu’à 5 000 euros d’épargne salariale, sans impôt ni cotisation. J’ai demandé qu’elle soit inscrite à l’ordre du jour de l’Assemblée nationale : elle y sera examinée avant la fin de l’année. Notre ligne est simple : pas question de prendre davantage sur l’épargne des salariés. Nous voulons au contraire leur donner plus de liberté pour disposer de leur propre argent.
Je l’ai déjà dit : le budget 2027 est encore en préparation. Les « fuites » qui circulent ne sont ni des annonces, ni des ballons d’essai du Gouvernement. Nous ne démentirons pas chaque rumeur : ce serait finir par dévoiler le budget en creux, au rythme de ceux qui les font circuler. Mais que des informations de travail, dont certaines n'ont même jamais été remontées jusqu'à Matignon, parfois susceptibles de toucher directement à des intérêts économiques ou patrimoniaux, se retrouvent dans la presse n’a rien d’anodin. C’est grave même. Les arbitrages seront annoncés lorsqu’ils seront rendus. Et dans les temps. Pas avant. Les consultations se poursuivent.
À Vernon, l’histoire industrielle de la France s’écrit depuis des décennies. Elle franchit aujourd’hui une étape décisive pour notre souveraineté. C’est ici que MaiaSpace produira son premier lanceur réutilisable. Premier vol prévu l’année prochaine, pour mettre en orbite des satellites et des démonstrateurs, civils comme militaires. L’État a fait le choix d’investir, d’accélérer les procédures et d’être lui-même client. Parce que nous devons désormais aller vite pour garantir notre accès à l’espace et notre liberté d’action. @Herve_Morin @VilledeVernon @RegionNormandie
L’été que nous venons de traverser est l’un des plus rudes que notre agriculture ait connus depuis des décennies. Face à cette situation, le Gouvernement mobilise plus d’1 milliard d’euros. D’abord, indemniser vite, très vite : plus de 500 M€ au titre de la solidarité nationale et 350 M€ de dégrèvements de taxe foncière partout où cela est nécessaire. Ensuite, relancer les capacités de production agricole : 235 M€ pour financer, dans chaque département, les besoins les plus urgents en plants, engrais, fourrage et semences, sous le pilotage des préfets. Ce plan a été construit avec le terrain par la ministre de l’Agriculture @AnnieGenevard. Nous veillerons à sa bonne exécution. Une priorité : que l’aide parvienne rapidement aux agriculteurs qui en ont le plus besoin.
En Nouvelle-Calédonie, le statu quo n’est pas une option. Il crée du désordre social, économique et politique. Notre responsabilité est d’agir maintenant, avec les acteurs calédoniens, chaque fois qu’une avancée est possible, utile et partagée. L’État poursuivra son soutien au territoire : • 11 M€ pour couvrir les besoins de fin d’année 2026 ; • 50 M€ pour démarrer l’année 2027 ; • entre 400 et 460 M€ de soutien renforcé dans le budget 2027, principalement sous forme de subventions. Un tableau de suivi de ces mesures et des chantiers de relance sera publié et régulièrement mis à jour. Ces moyens seront inscrits dans les textes financiers de la fin de l'année soumis au Parlement. En parallèle, certains simplifications ne peuvent plus attendre. Les avancées récentes montrent que des ajustements restent possibles dans le cadre de l’Accord de Nouméa. Le Haut-Commissaire recevra une mission pour identifier, avec les acteurs du territoire, ceux qui peuvent être engagés dès maintenant. Les Calédoniennes et les Calédoniens ne peuvent pas être condamnés à l’attente. Refuser le statu quo, c’est permettre aux institutions d’agir et créer les conditions du redressement et de la stabilité de la Nouvelle-Calédonie.
En juillet, nous avions pris un engagement : travailler tout l’été pour construire une réponse intégrale contre les violences faites aux femmes et aux enfants, et la soumettre au Parlement dès le début du mois d’octobre. Promesse tenue. La proposition de loi dite « intégrale » sera le premier texte inscrit par le Gouvernement à l’ordre du jour de l’Assemblée nationale à l’ouverture de la session ordinaire. Renforcer la réponse pénale, mieux détecter et protéger les enfants victimes, lutter contre les cyberviolences, renforcer la prévention dans le monde du travail, mieux former les professionnels de santé et lutter contre les violences dans l’enseignement supérieur : nous voulons agir partout où ces violences s’exercent. En faire le premier texte de la session, c’est donner à ce combat la priorité qu’il exige.
L’électrique continue sa progression : en août, 38 % des voitures neuves vendues en France étaient électriques ou hybrides rechargeables, contre 20 % en moyenne sur 2025. C’est tout le sens du plan d’électrification : remplacer les énergies fossiles importées par une électricité décarbonée, produite en France et moins chère. Et nous continuons d’accélérer, deux nouvelles mesures entrent en vigueur aujourd'hui : • pour les aides à domicile, une aide d’environ 2 000 € pour l’achat ou la location d’un véhicule électrique d’occasion, avec des offres de location sans apport entre 50 et 100 € par mois ; • pour les taxis, une aide d’environ 3 500 €, pouvant atteindre 5 500 € lorsque le véhicule et sa batterie sont fabriqués en Europe. Moins de pétrole importé, davantage d’électricité produite en France et moins chère : une transition qui protège notre pouvoir d’achat autant qu’elle renforce notre indépendance énergétique.
À partir d’aujourd’hui, les mères de famille bénéficieront d’une meilleure retraite. Pourquoi ? Parce qu’avoir des enfants peut peser sur une carrière, les années les moins favorables seront désormais davantage écartées du calcul de leur pension. Concrètement, la retraite sera calculée sur les 24 meilleures années pour les mères d’un enfant, et sur les 23 meilleures pour celles qui en ont eu deux ou plus, au lieu de 25 aujourd’hui. Résultat : une hausse moyenne de 1 % de la pension pour les femmes concernées. Autre avancée : jusqu’à deux trimestres accordés au titre de la naissance d’un enfant pourront désormais être pris en compte pour partir plus tôt en carrière longue. Des mesures issues du dialogue avec les partenaires sociaux, que nous avons inscrites dans le budget de la Sécurité sociale pour mieux reconnaître l’impact de la maternité sur les carrières et les retraites.
Édouard Balladur est associé à cinquante années de l’histoire de la Vème Republique. De ses débuts auprès de Georges Pompidou, jusqu’à son accession à Matignon, il est une figure majeure de notre vie publique. Édouard Balladur était un homme d’État, à l’esprit réformateur et restera une référence pour beaucoup d’hommes et de femmes de sa famille politique. J’adresse mes sincères condoléances à sa famille et à ses proches.
La proposition de Jean-Luc Mélenchon de ne pas rembourser notre dette est une faute morale, une faute économique et une faute patriotique. Une faute morale : emprunter de l’argent et décider de ne pas le rendre, cela s’appelle du vol. Une faute économique : c’est créer une faille dans notre système monétaire européen et abîmer la zone euro. Une faute patriotique : la signature de la France est encore respectée. Introduire le doute, c’est abîmer quelque chose qui fonctionne. Tout son programme repose sur le contraire du réel. Pour le financer, il fallait bien proposer quelque chose d’irréel.
Faire des économies ne signifie pas frapper les plus fragiles : pas de gel du RSA, pas de désindexation des petites retraites, pas d’économies sur la Complémentaire santé solidaire. Je veux une Sécurité sociale de progrès. Un médicament qui apporte un progrès médical majeur doit être remboursé. Quand un traitement ancien n’apporte presque plus de bénéfice, son remboursement doit pouvoir être réexaminé. La science doit guider nos choix. Il faut aussi combattre les abus d’arrêts maladie pour mieux protéger ceux qui sont vraiment malades. @stephanie_rist @JPFarandou
Ma priorité : maîtriser la dépense pour ne pas augmenter les impôts. Un choc fiscal casserait une croissance déjà fragile. À quelques mois de la présidentielle, ce n’est pas à ce Gouvernement de bouleverser notre fiscalité. C’est aux Français d’en décider l'année prochaine.
L’État portera l’essentiel de l’effort : ses dépenses continueront d’augmenter, mais moins que l’inflation. Je proposerai que les dépenses de fonctionnement des collectivités progressent au rythme de l’inflation : ni plus, ni moins. C’est juste. Les dépenses sociales progresseront davantage, notamment à cause du vieillissement de la population. Un budget, ce sont des choix, pas un rabot aveugle.
Le désordre international est déjà là : guerre en Iran, énergie plus chère, tensions sur les marchés. N’y ajoutons pas en plus un désordre politique intérieur français. « Le petit jeu politique s’arrête là où commence le risque financier. » Il faut donc un budget pour 2027. Voter un budget avant la présidentielle ne confisque pas le choix des Français. Le texte n’est pas ficelé : nos orientations seront discutées avec les formations politiques, puis au Parlement. Et il sera réversible : la future majorité pourra le modifier dès son arrivée. @Amiel_David_
Ce déplacement à Mayotte ne s’achèvera pas avec mon départ. Chaque mois, mon directeur de cabinet réunira les ministères concernés pour suivre l’avancement des projets. Les 17 maires et le président du Département seront reçus à Matignon en novembre pour un grand point d’étape. Je reviendrai à Mayotte au début de 2027 pour rendre compte des avancées et prendre les prochains actes. La fin du quinquennat doit être utile à Mayotte. Chaque mois doit désormais compter.
À Mayotte, l’égalité des droits doit avancer sans casser l’emploi. Les droits sociaux seront quasi intégralement alignés en 2031, cinq ans plus tôt que prévu, tandis que la convergence des cotisations sera étalée jusqu’en 2036. Dès cet automne, la prime d’activité augmentera pour plus de 1 200 ménages. Le code de la sécurité sociale s’appliquera pleinement en 2028. La convergence du RSA, du SMIC et de la quasi-totalité des prestations sera achevée en 2031. Dans le budget 2027, le soutien à plus de 3 000 entreprises mahoraises sera prolongé, pour un effort d’environ 40 millions d’euros. Une trajectoire claire : accélérer les droits, accompagner dans le temps l’économie mahoraise.
À Mayotte, la question de l’eau reste une urgence du quotidien. Le territoire a besoin de 48 000 m³ chaque jour et n’en produit aujourd’hui que 37 000. Ce déficit impose encore des tours d’eau, alors même que les besoins continuent d’augmenter. La responsabilité de la gestion de l’eau revient aux communes et au syndicat Les Eaux de Mayotte. L’État sera à leurs côtés pour accélérer les travaux et mobiliser les financements qui existent. Dès cet automne : - de nouveaux forages seront réalisés. - la lutte contre les fuites, qui représentent jusqu’à 9 000 m³, sera renforcée, notamment avec les jeunes militaires du RSMA. - après l’installation de cuves dans 90 écoles, l’État financera des capacités de stockage pour 13 000 personnes vulnérables. - le plafonnement du prix de l’eau en bouteille sera rétabli. En parallèle, nous devons régler durablement le problème de la production : 10 000 m³ supplémentaires par jour avec l’usine de dessalement d’Ironi Bé au plus tard début 2028, puis une troisième retenue collinaire à Ourovéni. Au total, l’État mobilise 730 millions d’euros dans le plan Eau Mayotte. L’objectif est simple : augmenter la production et réduire progressivement les tours d’eau.
Près de deux ans après le cyclone Chido, la reconstruction et le développement de Mayotte doivent accélérer, en particulier pour les équipements et les infrastructures publiques du quotidien. C’était l’objet des échanges de ce midi avec les maires et présidents d’intercommunalité : identifier, commune par commune, les projets suffisamment avancés pour engager les travaux et lever les blocages qui demeurent, notamment en matière d’ingénierie et de foncier. Pour y parvenir, les moyens de la préfecture seront considérablement renforcés et une plateforme d’ingénierie territoriale accompagnera directement les 17 communes. Surtout, pour permettre aux maires de lancer plus rapidement leurs chantiers, les avances versées par l’État passeront de 30 % à au moins 60 %. Les financements sont là. Ils doivent désormais se traduire, partout à Mayotte, par des réalisations concrètes.
À Mayotte, les grands projets attendus depuis des années doivent sortir de terre. Pour chacun, chaque promesse aura son prochain acte : • nouvel aéroport à M’Tsangamouji : déclaration d’utilité publique foncière avant fin 2026, pour une ouverture au plus tard en 2036 ; • port de Longoni : le Département en reprendra le contrôle dès le 1er septembre. L’engagement d’en faire un Grand port maritime sera tenu : les modalités de cette transformation seront arrêtées d’ici à la fin de l’année. • second hôpital à Combani : 407 millions d’euros sont déjà sanctuarisés pour les projets hospitaliers. Le foncier est identifié et sa sécurisation engagée. Le projet sera définitivement validé début 2027, pour une ouverture prévue en 2030 au plus tard ; • nouvelle prison de 250 places : le site sera arrêté début 2027 et les premières études seront lancées. Ces grands projets sont irréversibles.
Mayotte est la France. Nos armées y défendent notre souveraineté, combattent les passeurs et sauvent des vies. Laisser entendre que le rôle de nos armées serait de « jeter des gens à la mer » est une infamie. Leur présence est légitime, nécessaire et sera renforcée. Radars, drones : les moyens nouveaux que nous leur donnons servent à voir plus tôt et agir plus vite. On peut attaquer le Gouvernement, pas salir ceux qui servent la France.
Sur l’île, nous passons des coups de poing ponctuels à une présence continue. 62 policiers et gendarmes supplémentaires sont prévus d’ici fin 2026. Chaque semaine, plus de 100 agents cibleront les quartiers violents, le travail illégal et les réseaux criminels. L’action de la police doit avoir une suite judiciaire. Magistrats et greffiers seront encore renforcés en 2027. Un second établissement pénitentiaire de 250 places est confirmé : son site sera arrêté et les premières études lancées au premier trimestre 2027.
Notre diplomatie doit aussi protéger Mayotte. Nous devons agir des pays de départ jusqu’à l’arrivée sur notre territoire. En 2024, près de 300 millions d’euros d’aide publique au développement ont été consacrés aux Comores et à six pays d’Afrique des Grands Lacs concernés par les flux migratoires vers Mayotte. Nous créons dès maintenant un bonus-malus sur la part modulable de cette aide : un pays qui coopère pleinement avec la France en matière migratoire sera davantage aidé qu’un pays qui ne le fait pas. Les critères seront publics : départs empêchés, lutte contre les passeurs, laissez-passer consulaires délivrés, retours acceptés, informations échangées et filières démantelées. L’aide humanitaire directe aux populations ne sera pas concernée. La solidarité doit aller avec la responsabilité.
Notre première responsabilité est de protéger Mayotte. 16 000 étrangers en situation irrégulière éloignés au premier semestre : les résultats sont solides. Mais les filières s’adaptent, mutent et bénéficient parfois de complicités locales. Nous devons donc adapter notre réponse. À droit constant, nous assumons une militarisation plus importante de la protection de l’archipel. Il ne s’agit plus seulement d’intercepter les embarcations aperçues, mais de détecter plus tôt, suivre plus longtemps et intervenir avant qu’elles n’atteignent les côtes. Notre objectif : faire disparaître les angles morts autour de l’île. Les 4 radars seront renouvelés. Drones de longue endurance, drones embarqués et ballons captifs compléteront la surveillance. Un poste militaire avancé permanent sera installé à M’tsamboro. En mer, nous sommes passés de 4 intercepteurs en 2017 à 9 en 2026, et nous en aurons 13 en 2028. Dans les airs, un nouvel appareil de surveillance arrive en septembre. La présence militaire en mer atteindra près de 191 jours cette année.